ENCUENTRA LOS LBH#1 HASTA LBH#20
recopiladas en un solo y mismo ensayo literario
Hacia un reencantamiento cultural…
… ¡por una conciencia vital y colectiva!
Disponible a partir del 25 de octubre de 2026.
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y en todos los establecimientos culturales!
Descubre un ensayo musical y literario único
que explora nuestra relación con la cultura, la educación,
el compartir y en un sentido más amplio,
con el mundo en su conjunto.
Droits réservés - Deagreez & Éditions Opus en Couleurs
| TEMPS DE LECTURE – Quelques minutes. « La vraie générosité envers l'avenir consiste à tout donner au présent ». Albert Camus, L’Homme révolté, Gallimard, 1951
C'est avec un immense plaisir et une certaine fierté qu'après des années d'écriture, je partage ici pour les fidèles lecteurs de mes billets d'humeurs qui suivent mes aventures littéraires depuis 2020 - mais aussi pour ceux qui les découvrent depuis peu - les propos introductifs de mon essai pour une prise de conscience vitale et collective de l'urgence de réenchanter le monde.
Sa parution officielle aux Éditions Opus en Couleurs est fixée au 25 octobre 2026, date de la journée internationale des artistes et de l'art !
Qui aurait pu prédire que le mystérieux initiateur de ce projet d’écriture aussi inattendu que captivant répondrait au doux nom de SARS-Cov-2 ? Comment un virus à l’origine d’une pandémie mondiale a-t-il pu me lancer un tel défi ? Celui de scruter, d’analyser, de lire, de chercher, de me documenter, de me questionner et finalement de me laisser happer par un jeu philosophique et littéraire ayant pour seul dessein le partage de six années de réflexions ?
Tout commence en avril 2020 par la rédaction d’un article qui deviendra le premier chapitre de cet essai, une lettre ouverte publiée au sein d’un collectif issu de la société civile et fédéré autour d’une seule interrogation qui préoccupait le monde entier alors confiné pour la première fois de l’histoire de l’humanité : « on décide quoi pour demain » ?
Philosophes, chercheurs, médecins, artistes, enseignants, professeurs, scientifiques étaient appelés à se mobiliser pour repenser notre société du futur, pour alerter et insuffler une prise de conscience généralisée des incohérences et inepties sociétales devenues chroniques tout en proposant un ordre nouveau plus sain, plus juste, plus équitable et responsable. En pleine pandémie mondiale du coronavirus, le monde entier était figé, en pause forcée, les avions arrêtés, le trafic routier interrompu… En l’absence de vacarme ambiant, les animaux sauvages jusqu’alors réfugiés à l’extérieur des centres urbains et autres métropoles se rapprochaient peu à peu du cœur des cités. L’éloge du silence, de la lenteur, le respect de la nature regagnaient nos esprits formatés par des décennies d’excès et d’aveuglements consuméristes. Mais, alors que tout appelait à redonner du sens à nos vies, dans un surréalisme dont seul Sapiens possède les secrets, la culture était quant à elle considérée par nos gouvernants comme non-essentielle...
Et soudain, dans un fracassant grondement médiatique, les librairies doivent fermer sur le champ, les rayons culturels des hypermarchés sont recouverts de bâches noires, l’art sous toutes ses formes est en deuil dans une sidération générale si puissante qu’elle en devient instantanément anesthésiante.
Alors, assis dans les confortables canapés de nos salons, les yeux rougis par nos écrans, loin des librairies, des salles de concerts ou théâtres fermés à double tour, nos cortex digitalisés se prennent quand même à rêver un monde différent, un monde meilleur, pour nous tous, pour nos enfants. Dans cette inexplicable dissonance intellectuelle, nous pensons encore l’homme suffisamment philosophe et capable de tirer les enseignements de ses expériences, de son passé, de son histoire pour grandir.
Enfin ! Nous le croyons. Nous en sommes presque persuadés.
Demain sera différent.
Mais aurions-nous omis dans ces retrouvailles inopinées avec la sagesse de sonder la sincérité et la volonté collective d’emprunter un nouveau chemin, de construire ensemble un nouveau socle sociétal plus juste, plus équilibré, plus respectueux de la nature et des vivants qui la peuplent ?
Six ans plus tard, l’altruisme, l’empathie, le respect, dominent-ils le monde ? Lorsque l’on consulte assidument la presse internationale, est-il possible d’affirmer haut et fort que l’homme a enfin compris ? Est-il vraiment devenu plus Sage alors que les médias planétaires nous abreuvent d’images et d’informations anxiogènes et nous replongent dans l’inquiétude et la peur d’une nouvelle pandémie, de nouvelles guerres, de nouveaux conflits ?
Alors que Sapiens s’apprête à se faire dominer par les nouvelles technologies dans une lutte désormais acharnée entre esprit naturel et intelligence artificielle ?
Et la culture ? Peut-elle sauver le monde ? Quelle est sa place dans nos vies, dans nos sociétés ?
Inépuisable et séculaire débat dont les quatre pensées ci-dessous laissent déjà entrevoir une boîte de Pandore aux inexhaustibles ressources…
- Jean-Paul Sartre : « La culture ne sauve rien ni personne, elle ne justifie pas. Mais c’est un produit de l’homme : il s’y projette, s’y reconnaît ; seul, ce miroir critique lui offre son image » (Les Mots, Gallimard, 1964).
- Edgar Morin : « L'homme est un être culturel par nature parce qu'il est un être naturel par culture » (Paradigme perdu : la nature humaine, Le Seuil, 1973).
- Hanna Arendt : « La société de masse ne veut pas la culture mais les loisirs » (La crise de la culture, Gallimard, 1961).
- Aimé Césaire : « L’homme de culture doit être un inventeur d’âmes » (L’homme de culture et ses responsabilités, discours prononcé au deuxième Congrès des Ecrivains et Artistes noirs en 1959, à Rome).
Voici donc ici partagés en musique vingt chapitres et six ans de regards posés sur l’actualité culturelle mais plus largement sur celle du monde, de nos sociétés, comme une pérégrination initiatique à la recherche d’une étoile qui nous guiderait de sa céleste lumière dans notre quête du bonheur. Il y a plus de cinq cents ans, le génial Léonard De Vinci confiait déjà que « celui qui fixe son regard sur une étoile ne change pas d’avis » tout en attestant par ailleurs de l’évidente propension humaine pour la bêtise et de l’importance de se consacrer à une noble quête, savoir chercher le beau pour avancer, seulement le beau… Dans quel but ?
Pour tenter d’équilibrer monde sensible et monde intelligible au sens le plus platonien du terme, pour puiser dans le patrimoine littéraire la force de nous nourrir, de nous éveiller et de transmettre à nouveau…
Dès lors, pour cheminer dans cette ambitieuse recherche, m’accompagnant pas après pas, mots après mots, la musique s’est à l’évidence imposée comme dénominateur commun de tous ces écrits jaillissant de ma plume de moins en moins sporadique, chaque chapitre tissant un lien étroit avec une page musicale, une création, un souvenir, un coup de cœur, tous accessibles au moyen des QR codes qui jalonnent le texte. Même si chacun des chapitres s’inscrit ici dans un contexte fort à la fois évident et singulier, comme une photogravure indissociable de sa période d’écriture, chaque écrit porte en lui l’irrécusable intemporalité des sujets abordés dans l’unicité du TOUT que forme cet essai, construit comme un cycle de pensées pluriel mais ordonné et dans lequel chaque page s’impose comme une résonnance de la précédente.
En cette année 2026 où chaque jour qui passe nous bouscule et nous pousse un peu plus au pied d’un mur de la réalité devenu chancelant, insécure, fragilisé par les nombreux risques d’instabilités politiques, par des enjeux démocratiques et électoraux aussi infinis qu’indéfinis, par une humanité qui vacille entre mémoire sélective et schizophrénie collective, ces réflexions portent un message clair de résistance pour ne pas oublier « l’urgence de l’essentiel » et pour construire généreusement l’avenir en nous investissant avec responsabilité dans le présent.
Face à cette impérieuse nécessité de ne pas rester passif, c’est donc avec engagement que je partage ici mes observations qui bien qu’ancrées dans une chronologie établie – comme je le précisais plus haut - restent révélatrices des problématiques globales, générales et structurelles de notre époque. Pour les textes les plus anciens qui ne datent toutefois pas du jurassique, il suffit dans leur immense majorité de modifier les noms des protagonistes pour que les situations décrites révèlent derechef une troublante et actuelle vibration !
Alors, pour imaginer cet eldorado philosophique et spirituel du futur, pour que la culture s’impose à nouveau comme l’âme retrouvée de nos sociétés en souffrance, ne convient-il pas en premier lieu d’analyser les mécanismes intrinsèques, travers et autres excès de Sapiens qui quant à lui est encore bien loin de briller par son discernement ?
Hommage aux grands et grandes philosophes, aux artistes, musiciens, musiciennes, poètes, peintres, sculpteurs, dessinateurs, créatrices, écrivains, romancières et autres architectes de la pensée qui m’ont inspiré et élevé vers une plus grande conscience du monde, cet essai est donc le fruit d’un cheminement personnel authentique et profond entre constats amers, saines colères, solutions apaisées et chargées d’espoir, rêves où l’humour trouve évidemment une place de choix car « quand un monde de déceptions et d’ennuis s’abat sur vous, si l’on ne s’abandonne pas au désespoir, on se tourne soit vers la philosophie soit vers l’humour » (Charlie Chaplin).
Je suis intimement persuadé que l’art et la culture ne sont rien d’autre que le miroir grossissant de nos sociétés, comme une photographie de la psyché de notre pays, un instantané de notre civilisation, de notre humanité… Conséquemment, ce que l’on décide d’en faire esquisse inévitablement les clichés du futur, leurs contours, leurs teintes, leurs couleurs et leurs nouveaux reflets.
En 1933, faisant part de ses plus vives inquiétudes quant à l’avenir et à la capacité de l’humanité de trouver un équilibre entre matérialisme et spiritualité, André Malraux déclare sans détours : « le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas ».
Et soudain, comme un clin d’œil aux mots de cet homme d’état fervent défenseur de la cause culturelle, le titre de cet essai s’est imposé à moi : la culture de demain sera essentielle ou ne sera pas…
Sébastien Authemayou
Bandonéoniste,
Compositeur, arrangeur,
Membre de la SACEM
Professeur d’Enseignement Artistique
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Note :
LA CULTURE DE DEMAIN SERA ESSENTIELLE OU NE SERA PAS...
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